Keren Malki, the Malki Foundation, a non-political, non-sectarian, not-for-profit organization, honors the tragically short life of a girl dedicated to bringing happiness and support into the lives of special-needs children

This site, and the work of Keren Malki (the Malki Foundation), are dedicated to the memory of

Malka Chana Roth Z"L 1985-2001

Connaître l’ennemi: observations sur le sixième anniversaire du 9/11


 

Malki Chana Roth avait de longs cheveux, des yeux en amande pétillants d’intelligence, la fraîcheur de ses quinze ans et un beau sourire généreux. Proche de sa petite soeur lourdement handicapée, Malki s’était, toute jeune, engagée dans l’accompagnement des enfants handicapés. C’était aussi une musicienne brillante.

Le 9 août 2001, elle était allée déguster une pizza avec sa meilleure amie. Elles moururent ensemble, en même temps qu’une petite franco-israélienne de 9 ans, et douze autres personnes dans l’attentat "suicide" de la pizzeria Sbarro à Jerusalem, qui annonçait déjà le 11 septembre par sa barbarie.

Pour perpétuer son souvenir et son engagement, les parents de Malki, Arnold et Frimet Roth ont créé "Keren (fondation en hébreu) Malki" - association qui vient en aide aux enfants handicapés.

Ils témoignent sans haine, en Israël et dans le monde entier, pour les victimes du terrorisme et militent pour la condamnation du terrorisme.

Arnold Roth a participé, au nom de la Fondation Malki, à la Conférence Internationale Contre le Terrorisme le 11 septembre 2007 à Paris. Voici le texte de son intervention dans son intégralité, d’abord dans la version traduite en français, et ensuite dans la version originale en anglais (AH).


Connaître l’ennemi: observations sur le sixième anniversaire du 9/11

 

Arnold Roth
La Fondation Malki[1] – Jerusalem

 

Au début de l'été, ma femme et moi fûmes abasourdis par une photo d'une jeune femme qui nous fixait sur le site Web du New York Times. Il y avait aussi un article -- critique  d'un film sur les terroristes Arabes palestiniens qui sont dans les prisons Israéliennes. Il était illustré par la photo séduisante d'une jeune femme d'une beauté singulièrement attirante, vêtue avec goût et au sourire doux et charmant. C’est une jeune femme de 27 ans au doux visage. Elle se trouve dans l'image car c'est l’initiatrice d'un massacre dans lequel un homme avec un étui à guitare sur le dos a pénétré dans un restaurant au centre de la capitale de mon pays et s'est fait exploser. Cet étui, qu'elle avait acquis pour lui, n'était pas pour faire de la musique mais pour donner la mort. Il était plein d'explosifs.

Le jeune s'en est allé retrouver ses 72 vierges plus heureux qu’en aucun autre moment de sa vie. Et  la jeune femme qui avait 21 ans, a quitté la scène du massacre dans lequel 15 personnes sont mortes, surtout des enfants et des bébés et s'est précipitée à son travail de présentatrice du journal de la télévision palestinienne. Là, calmement, elle a fait le compte-rendu du carnage et de la destruction à Jérusalem sans mentionner son rôle.

Elle est l'assassin de ma fille. Aujourd'hui, elle purge de multiples condamnations à vie en prison, et comme le signifie clairement l'article elle a confiance  en une libération rapide comme partie d’un marché entre l'autorité palestinienne et le gouvernement d'Israël. Elle a peut-être bien raison.

Ma femme et moi avons trouvé  l'image, le sourire et  cette séduction insupportable. Nous avons tenté d'expliquer nos sentiments au New York Times et à la compagnie qui produisait le film mais ils n’ont  pas été très  intéressés. Nous avons écrit des lettres à nos amis et des articles sur des blogs. Nous disions qu'il est impossible de voir son visage et de comprendre que c'est un monstre, mais c’est un fait. Le visage de ma fille -- le visage d'une très belle jeune fille de 15 ans à l’âme pleine de musique, qui jouait de la flûte classique dans l'orchestre des jeunes de Jérusalem et qui composait des chansons, qui passait tout son temps libre à entraîner les jeunes filles des voisinages défavorisés, qui était volontaire pour aider les enfants ayant de sérieux handicaps -- le visage de ma fille, lui, n’est pas apparu sur le New York Times.

Il est quelque chose que j’aimerais bien que les éditeurs du New York Times comprennent c'est que lorsque l'on humanise les terroristes ont provoque une réaction en chaîne qui conduit au doute, à l'ambivalence sur des sujets qui demandent une très grande détermination. De plus on transforme les victimes en statistiques. On les déshumanise et on marginalise leurs familles et leur société.

La lutte pour inverser les succès mondiaux de la terreur inclut bien des facteurs. Les défis sont complexes. Ils ont un grand nombre de composantes politiques, sociologiques, économiques et culturelles. La chose est encore plus difficile lorsque l'on fait cas de la confusion qui existe chez nos voisins et leurs chefs sur les éléments de base du problème. Des questions qui méritent des réponses simples -- comme qui sont les terroristes et que peut-on faire pour les stopper -- demeurent sans réponse. On en débat dans les centres commerciaux et les écoles dans les parlements, à la télévision et aux Nations Unies. Bien que ce débat soit littéralement une question  de vie ou de mort,  il reste  des désaccords substantiels sur les objectifs et la méthodologie.

Le manifeste proposé à cette conférence dit que la condamnation du terrorisme doit être « absolue, universelle et inconditionnelle », quelque soit la justesse de la cause, quelque soit l’importance de la provocation.

Nous pouvons admettre volontiers que ceux qui manipulent, promeuvent et organisent des actes de terrorisme doivent être condamnés. Leurs paroles et leurs actes ne méritent aucune place dans la société  des nations civilisées, cultivées et libres.

Cependant il est nécessaire, lors de rassemblements comme celui-ci, de gens en colère, épouvantés et profondément inquiets devant les failles de la communauté internationale, d’appeler à des avancées qui répondent de façon adéquate et effective au terrorisme. Certains d'entre nous sommes ici parce que nous avons subi l’expérience du terrorisme dans notre chair. Les vies de nos familles ont été profondément affectées par les terroristes et leurs supporters. Nous sommes motivés pour l'action. Mais nous nous trouvons non seulement impuissants mais en grande partie sans voix. (Inaudibles).

Ces trois dernières années, j'ai personnellement pris part à différents meetings consacrés à la terreur et à ses victimes. J'ai appris à apprécier les éléments qui connectent les victimes de la terreur les uns aux autres. Il est frappant de voir combien les différences entre nous sont nombreuses, y compris des éléments tels que le langage la religion et la façon de voir. Et pourtant nous avons beaucoup en commun – et ,plus frappant encore, un sens profond de l’ injustice et de la frustration.

J'ai aussi rencontré des officiels de plusieurs gouvernements ainsi que des organismes publics afin de leur parler de ce que les victimes de la terreur ont appris. Il y a bien des choses que nous voudrions que nos chefs entendent de nous et qu’ils en tirent un enseignement pour le bénéfice des communautés dans lesquelles nous vivons. Nos vies personnelles ont été profondément blessées par ces praticiens de la terreur. Notre proximité avec ces sujets nous  en permet une connaissance (pénétration) que l’on doit faire entendre  et sur laquelle agir.

Il y a quelques mois j'étais assis dans une petite pièce, fermée, avec un homme qui a un titre professionnel inhabituellement long et sérieux. En français on l’appelle « Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ». En anglais: “Special rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism”.

Il y a quelques mois, il est venu à Jérusalem où je demeure. Je me suis informé sur le titre qui est sur sa carte professionnelle puisque -- comme je le lui ai dit franchement -- il m'a paru si étrange. Il m’a répondu que la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies avait créé cette situation de haut niveau en 2005 et qu’il l’a tenu depuis. Cet emploi est prévu pour une durée de trois ans, ce qui signifie qu'il en a  déjà accompli les deux tiers.

Il m'a déclaré que ces derniers temps il s’occupait surtout de  la première partie de son rôle : la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales. La seconde partie, contrer le terrorisme n'est pas présentement son objectif. Ce n'est pas vraiment surprenant étant donné que les Nations Unies n'ont pas été capables jusqu'à présent d’arriver à un accord sur une définition du terrorisme après avoir essayé pendant des années. Malheureusement, le même groupe de membres  des Nations Unies, année après année, bloque  toute tentative d'une définition agréée.

Pourquoi ma rencontre avec cet officiel m’a - t’elle tellement dérangé ? Il est agréable et intelligent. Il a accès à des ressources, à du personnel, à un budget de voyages. Il peut rendre publiques ses découvertes et parler avec les chefs des pays de tous les continents. Sa situation est une position de grande influence potentielle. Cependant il a un  titre qui résonne comme une résolution des Nations Unies -- fruit du travail de quelque comité et probablement décision d’un quelconque  compromis. C’est triste et inquiétant parce que cela signifie que la solution s'éloigne au lieu de s'approcher.

Quand des mesures de contre-terrorisme seront mises en place par des organisations internationales, nous qui sommes tellement concernés devrons défendre plusieurs éléments.

  • Qu’elles ne deviennent pas un moyen de collecter des rapports ou des études de « bonnes pratiques ». Il y a un besoin urgent d'action (concrète)

  • Les blocs fondamentaux, tels une définition du terrorisme, ne doivent pas être édulcorés par une recherche de consensus. Ceci est est surtout vrai dans la lutte pour développer une convention compréhensible et globale contre le terrorisme.

  • Des avancées intelligentes et déterminées doivent être adoptées pour que les processus démocratiques, qui sont fondamentaux à nos vies ne soient pas et ne puissent pas être détournés par les terroristes et leurs avocats rusés. Aujourd'hui ils utilisent la démocratie pour attaquer nos sociétés de l'intérieur. Ils se jouent de notre dévotion aux droits humains afin de protéger leurs actions inhumaines. Il est impératif de que nous trouvions des moyens de rendre sûrs nos principes démocratiques essentiels et de protéger nos vies et celles de nos enfants.

Rien de ceci n’est facile. Le terrorisme nous envoie des dilemmes et des défis qui ne sont pas simples. Lorsque l’on réfléchit à ce qui doit être fait, on peut aussi  tirer des leçons d'autres situations. Je désire en livrer une aujourd'hui.

Il y a une étude célèbre dans laquelle il fallait persuader les étudiants de l'université de Yale aux États-Unis de se rendre volontaires pour une vaccination antitétanique. Un psychologue, Howard Leventhal, divisa les étudiants en deux groupes. Une brochure fut remise aux deux groupes, elle expliquait combien le tétanos est dangereux pour leur santé et leur notifiait la possibilité d'une vaccination gratuite dans une clinique proche.

La brochure se présenta alors de deux façons différentes. Une version  présenta la vaccination en utilisant le langage de la grande frayeur. Elle montrait des images effrayantes d'un enfant atteint du tétanos, des photographies de victimes du tétanos à l'hôpital, de leurs plaies et de tubes qui sortaient de  leurs nez. Une seconde version contenait les mêmes faits mais utilisait un langage scientifique et médical sans émotion. Elle laissait de côté les images et utilisait des mots moins durs.

L’étude montra  l’efficacité des deux brochures dans la présentation des faits et l’explication du danger. Mais les étudiants qui reçurent la version Grande frayeur  avaient une compréhension nettement plus claire( étaient nettement plus intelligents). Ils étaient plus convaincus qu’il était nécessaire d’aller se faire  vacciner. On peut comprendre ce procédé. Il est raisonnable.

Les chercheurs poussèrent  plus loin et s’enquirent de combien d’étudiants avaient agi -- en d'autres mots, combien de membres des deux groupes était réellement allés à la clinique pour se  faire vacciner. Et c'est là qu'on voit quelque chose d'intéressant. Dans les 30 jours qui ont suivi la remise des brochures et la campagne de promotion de la vaccination, les étudiants les plus convaincus qui avait été exposés à l’explication grande frayeur s'étaient rendus à la clinique et avait été vaccinés dans exactement le même pourcentage que ceux à qui l'on avait montré la version basse frayeur. Ce pourcentage avoisinait  zéro -- 3 % pour être précis.

Le langage de  la brochure et son ton étaient inadéquats. Le message n'était tout simplement pas passé.

Si nous avions été là pour suivre cette étude, bon nombre d'entre nous aurait pensé que la brochure était inutile. Nous aurions compris que l’urgence pour convaincre les étudiants d'agir pour se protéger devait s’exprimer d'une façon différente. Mais l'important de cette étude est ce qui est arrivé ensuite.

Les chercheurs créèrent une nouvelle version des brochures. La nouvelle version avait le même contenu mais ajoutait des informations supplémentaires. Elle incluait une carte du campus avec un cercle autour du centre médical. Elle incluait les horaires auxquels les étudiants pouvaient se rendre pour se faire vacciner. C’était un petit et subtil changement qui ne persuadait  ni n’expliquait. Ce n'était pas nécessaire car chacun connaît les dangers d'une maladie sérieuse et personne n'en veut. L'information n'était pas vraiment pratique puisque la plupart des étudiants savaient où se trouvait le centre médical même sans la carte.

Voici ce qui se passa. Les étudiants qui  reçurent cette version plus orientée vers l’action de la brochure, répondirent en se faisant vacciner au taux de 28 %. C'était neuf fois plus effectif parce qu'elle permettait aux étudiants de comprendre comment intégrer cette information dans leur vie ; cela ne faisait aucune différence si le langage était de  basse frayeur ou de grande frayeur. Les dangers passèrent de l'abstraction et de l’impersonnalité au pratique et au mémorisable. (C’est ce qui s’est passé).

Que le terrorisme est dangereux pour nous et nos sociétés est une chose que tout le monde sait. Mais pas tout le monde ne semble comprendre que nous pouvons prendre des mesures pour nous protéger. Et encore moins savent qu'ils peuvent aider dans ce processus par leurs propres actions. L'écrivain américain Malcom Gladwell décrit cette expérience de Yale  dans un livre récent et remarque que les étudiants étaient intelligents et relativement bien informés. Mais ils n'ont agi que lorsque le message a été personnalisé et orienté vers l'action, même s’ils n'avaient pas vraiment besoin de cette information. Il a écrit :

«  Il y a un moyen très simple de faire passer l’information qui, si les circonstances sont correctes, peut la rendre irrésistible. Tout ce que vous avez à faire, c’est de le trouver. » 

Il est clair pour moi que l’on ne raisonne pas avec le terrorisme. On n’engage pas le dialogue avec ses praticiens pour la même raison qu'il n'y a pas de dialogue avec le tétanos ou avec le cancer. On identifie les pas qu'il faut faire pour les stopper, pour les empêcher de détruire le corps, et on calcule intelligemment pour savoir comment atteindre le but  stratégique avec le moins possible de dommages. L'organisme que nous défendons est en bonne santé. Nous ne désirons pas compromettre ses bonnes parties. Mais si on n’attaque pas et n’enlevons pas les parties malades, la pathologie, alors on court le risque de perdre tout. Pour réussir, il faut comprendre la dimension du danger, la cruauté de l’ennemi, et le prix de la défaite. On sait qu'il y aura des dommages, même si nous ne le voulons pas. Ceci est vrai dans mon pays, dans votre pays et dans tous les pays.

Aujourd'hui, 9 /11, sixième anniversaire du jour où ma famille et moi avons créé la fondation Malki  en mémoire de notre fille. Le document légal qui certifie son enregistrement a été enregistré le matin de ce jour en 2001, quelques heures avant l’attaque jihadiste  aux États-Unis. Aujourd'hui, au nom de Malki, nous recueillons de l'argent de donneurs du monde entier afin apporter une aide concrète aux familles de mon pays qui ont un enfant avec des besoins particuliers. Il y a des milliers de familles dans ce cas en Israël et la fondation Malki les aide parce que nous sommes déterminés à contrer la haine  et la cruauté de ceux qui ont le culte de la mort, par des actions constructives qui affirment la vie.

Un tiers des familles que nous aidons est musulman ou arabe chrétien. Ceci est un facteur qui surprend surtout les gens qui ne vivent pas dans notre pays. La plupart des Israéliens ont appris qu’une société ouverte et démocratique peut et doit trouver des moyens de combattre  la noirceur de ses praticiens de la terreur tout en protégeant et en défendant son âme. C’est un combat  à la vie et à la mort.

Le nom de ma femme est Frimet. Elle est aujourd'hui à la maison à Jérusalem, à s'occuper de notre plus jeune enfant qui soufre de cécité et d'importants problèmes de développement. Frimet a écrit un article qu'elle publiera aujourd'hui en connexion avec les leçons du 9/11. Elle l’a  appelé  « les Dangers de l’Amnésie Historique ». Elle y écrit comment les sociétés, peut-être pour faire face au profond traumatisme, ont effacé  le souvenir du terrorisme de leur conscience collective. C’est un phénomène qui  semble affecter ceux qui n'ont pas eux-mêmes ,personnellement, ou à travers ceux qu'ils aiment, été affectés. La mémoire est beaucoup plus puissante lorsqu’il y a personnalisation.

Je lui ai dit que j'en ferai mention dans mon discours devant vous aujourd'hui, afin que sa voix aussi puisse être entendue par ceux qui  ont à cœur la nécessité de stopper les terroristes.

Merci.

[1] www.kerenmalki.org PO Box 2151 Jerusalem 91023  Israel      

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